IMADIS Groupe x Hôpital Saint Joseph Saint Luc : témoignage du Dr Emmanuel VIVIER

Découvrez le témoignage du Dr Emmanuel VIVIER, président de la CME de l’hôpital Saint Joseph Saint Luc, qui partage son retour d’expérience sur « la collaboration gagnant-gagnant » entre IMADIS Groupe et l’hôpital SJSL.

Photo de l'Hôpital Saint Joseph Saint Luc

Pouvez-vous vous présenter  ?

« Je suis médecin réanimateur de formation et je travaille à l’hôpital Saint Joseph Saint Luc depuis 2008. Aujourd’hui, je suis chef de service de la réanimation et chef du pôle urgences et soins critiques.

Depuis 2018, je préside la Commission Médicale de l’Etablissement (CME), qui porte la voix des médecins de l’hôpital. Ma mission est d’assurer le dialogue entre les médecins et les autres services de l’établissement. Je joue un rôle d’interprète pour faire en sorte que tous ces métiers différents qui composent un hôpital arrivent à communiquer pour bien travailler ensemble. »

Saint Joseph Saint Luc est le premier établissement à avoir fait confiance à IMADIS Groupe en 2008, que pouvez-vous nous dire sur les raisons de cette collaboration  ?

« Plusieurs raisons ont conduit à ce partenariat.

L’objectif, in fine, était de pouvoir proposer une permanence des soins et une qualité d’interprétation 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en faisant évoluer la façon de travailler des équipes médicales.

De nombreux radiologues ont été attirés par ce fonctionnement hybride  : continuer à travailler à Saint Joseph Saint Luc, tout en complétant leur activité par des gardes au sein d’IMADIS Groupe. D’autres, à l’inverse, ont voulu s’extraire totalement de la permanence des soins, ce qui a été rendu possible par ce partenariat.

Nous avons toutefois conservé une astreinte à l’hôpital, en cas d’éventuels dysfonctionnements techniques de la télétransmission et pour de l’échographie pelvienne ou, de façon plus exceptionnelle, pour de la radiologie interventionnelle. Cette astreinte allégée nous a permis de rester attractif, de fidéliser les médecins et surtout de garder une qualité d’interprétation 24h sur 24. »

En tant que président de la CME, quel est votre retour sur le service médical apporté par IMADIS Groupe ?  

« Le service médical est très bon.  

IMADIS Groupe a mis en place un certain nombre de garde-fous comme la relecture systématique des examens et l’organisation de RMM (Revues de Morbi-Mortalité) associant médecins prescripteurs et interprètes. 

Le modèle IMADIS fonctionne tellement bien qu’il pourrait même paradoxalement avoir occasionné une inflation des demandes (en lien avec la facilité de prescription), mais là aussi, la mise en place d’une analyse de pertinence des actes par IMADIS a permis de suivre étroitement la qualité et de contenir le volume des prescriptions.  

L’ensemble de cette démarche qualité est toujours un marqueur de maturité d’un service de soins, quelle que soit sa nature. »

En tant qu’utilisateur, quel est votre retour sur le service proposé  ?  

« Je suis utilisateur du service depuis de longues années, au sein de la réanimation et plus récemment au sein des urgences.

Des filières sont intégrées à la plateforme de télé-imagerie ITIS sous forme de questionnaires structurés par pathologie. Elles aident le prescripteur à cibler sa demande et lui font gagner du temps en améliorant le canal de communication avec l’interprète. C’est par exemple le cas pour l’AVC pour lequel elles évitent de nombreux allers-retours entre prescripteur, interprète et manipulateur radio.

Les solutions informatiques sont, quant à elles, ergonomiques et fluides. »

Qu’appréciez-vous particulièrement dans ce partenariat ? 

« Le dialogue est très bon avec les radiologues. Ils sont joignables facilement, motivés, cordiaux. La décision est vraiment « médicale », il n’y a pas d’interférence avec des problématiques d’ordre plus personnel, de compétences ou de motivation. Le contact téléphonique très fréquent avec les radiologues permet de garder ce lien qui est très efficient.

Il y a également une bonne relation entre les manipulateurs de Saint Joseph Saint Luc et IMADIS Groupe. Les protocoles sont clairs et de qualité. Le fait de ne pas avoir de radiologues « sur site » ne les met pas en difficulté dans la mesure où ils peuvent les contacter par téléphone pour toute question. »

Comment voyez-vous le partenariat évoluer dans les prochaines années ?  

« L’imagerie est la première spécialité impactée par l’IA et ce, de façon massive. C’est donc un test pour toutes les spécialités médicales.

C’est une crise et une opportunité, je suis curieux de voir comment l’IA va impacter le modèle IMADIS Groupe. »

En quoi cette collaboration est bénéfique pour le développement de l’hôpital, et in fine pour le patient ? 

« Cela a libéré du temps de cerveau disponible. Pour un chef de service  : organiser un tableau de gestion de la permanence des soins, gérer les ressources, cela prend beaucoup de temps.  

Je ne sais pas si c’est directement lié à cette collaboration, mais l’hôpital a pu, à son niveau, développer d’autres activités en radiologie interventionnelle, au niveau abdominal et urologique.  

En tout cas, ce n’est pas un signe de mauvaise santé que de travailler avec IMADIS Groupe, bien au contraire. La question de la permanence des soins est prise en charge et cela permet à l’hôpital de développer de nouvelles compétences.  

Avoir un service support qui fonctionne bien, quand on est de garde, c’est très appréciable  : on est sécurisé avec une interprétation rapide et fiable.  

On gagne du temps, de l’énergie, et au final, c’est le patient qui y gagne. »

Le partenariat avec IMADIS Groupe en quelques mots, pour terminer  ?  

« C’est une belle histoire et je me souviens avec émotion qu’IMADIS Groupe a aussi pu émerger en 2008 grâce à l’intelligence du corps médical et de la direction de l’époque qui ont su faire confiance aux précurseurs et mettre en place cette collaboration gagnant-gagnant. 

Notre hôpital est un établissement privé mais uniquement engagé sur une mission de service public. Sa taille humaine est juste le niveau d’organisation idéale pour tester des solutions et innover dans une logique de partenariat. Cette success-story en est un exemple. 

Saint Joseph Saint Luc a été le terreau où l’histoire a pu prendre  : c’est une fierté et un plaisir d’avoir pu assister à cela ! »